<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<rss xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" version="2.0"><channel><atom:link rel="hub" href="http://tumblr.superfeedr.com/" xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"/><description>La surface enregistrée se trouve au verso de l’étiquette imprimée.</description><title>The Compact Disc Preservation Society</title><generator>Tumblr (3.0; @cdps)</generator><link>http://cdps.tumblr.com/</link><item><title>A la sortie de “The Good Son” de Nick Cave, les...</title><description>&lt;iframe class="tumblr_audio_player tumblr_audio_player_34966569881" src="http://cdps.tumblr.com/post/34966569881/audio_player_iframe/cdps/tumblr_mcx4nzqEMd1qiuvd9?audio_file=http%3A%2F%2Fwww.tumblr.com%2Faudio_file%2Fcdps%2F34966569881%2Ftumblr_mcx4nzqEMd1qiuvd9" frameborder="0" allowtransparency="true" scrolling="no" width="500" height="169"&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;p&gt;A la sortie de “The Good Son” de Nick Cave, les nouveautés étaient assez régulièrement accompagnées d’un CD bonus réservé aux premiers acheteurs, récompensant le fan pour sa réactivité. La prime aux plus rapides* : une pratique commerciale qui a bel et bien disparu, laissant la place à son opposé. Car je ne compte plus les exemples d’albums qui sont réédités 6 mois à peine après leur première parution, généreusement complétés d’une rondelle supplémentaire. Si je ne suis pas sûr que cette initiative suffise à décider de nouveaux acheteurs, je suis par contre à peu près sûr qu’elle met systématiquement en rogne les fidèles de la première heure, qui en ont eu moins pour le même prix. &lt;br/&gt;&lt;br/&gt;“The Good Son” était cellophané avec un CD supplémentaire contenant 3 versions acoustiques de titres tirés du précédent album : “The Mersey Seat”, “City Of Refuge” et “Deanna”. Loin d’être anecdotiques, il s’agit de trois relectures poignantes du répertoire de l’Australien : le medley final “Deanna / Oh Happy Day” est particulièrement inattendu. Jamais les Bad Seeds n’étaient apparus sous un jour aussi jovial. Paradoxalement, les trois titres en question ne font pas partie de la version remasterisée de l’album parue en 2010. Les deux premiers ont été repris sur le coffret “B-Sides &amp; Rarities” paru en 2005. Le dernier est passé à l’as. Un gospel à la poubelle : les Mauvaises Graines sont fidèles à leur réputation.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;* Rétrospectivement, je me demande si cette promotion n’était pas réservée aux exemplaires commercialisés dans un certain type d’enseigne et si ce genre d’opération n’a pas mis à l’époque un clou supplémentaire dans le cercueil des disquaires indépendants.&lt;/p&gt;</description><link>http://cdps.tumblr.com/post/34966569881</link><guid>http://cdps.tumblr.com/post/34966569881</guid><pubDate>Sun, 04 Nov 2012 09:55:00 +0100</pubDate><category>Nick Cave And The Bad Seeds</category></item><item><title>Dans sa tribune “Chiens vivants, lions morts :...</title><description>&lt;iframe class="tumblr_audio_player tumblr_audio_player_34285873007" src="http://cdps.tumblr.com/post/34285873007/audio_player_iframe/cdps/tumblr_mce0wxZPYR1qiuvd9?audio_file=http%3A%2F%2Fwww.tumblr.com%2Faudio_file%2Fcdps%2F34285873007%2Ftumblr_mce0wxZPYR1qiuvd9" frameborder="0" allowtransparency="true" scrolling="no" width="500" height="169"&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;p&gt;Dans sa tribune “Chiens vivants, lions morts : esthétique de la chanson rare”, parue dans le numéro 0 de &lt;a href="http://www.the-drone.com/magazine/revue-audimat-n%C2%B01/"&gt;l’excellente revue Audimat&lt;/a&gt;, Louis Picard écrit : &lt;em&gt;Les chansons les plus belles sont toujours méconnues. Rien de plus beau qu’un titre rare - prise alternative, outtake, pressage japonais, face B, toute cette discographie bis, précisément, que sa rareté conduit à parer de qualités fantasmatiques, aussi bien pour celui qui ne peut l’écouter que pour celui qui se sait privilégié de le faire.&lt;/em&gt; Et je n’aurai pas rêvé d’une meilleure introduction pour vous parler de “My Favorite Place”.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;“My Favorite Place” figure sur un format obsolète (le CD 3 titres) d’un groupe qui l’est encore plus : The Milltown Brothers. C’était l’époque des Soupdragons, de Candy Flips et de World of Twist : toute une vague de groupes anglais qui, dans la foulée de la sortie du premier album des Stoneroses, opérait un retour aux racines du Merseybeat. The Milltown Brothers n’étaient pas les meilleurs d’entre eux, et pour être honnête, tout ce que je connais d’eux se résume au CD-single en question. Mais la raison pour laquelle je l’ai gardé, c’est cette chanson, qui résonne comme un écho lointain au “In My Room” des Beach Boys : “Yes this is my favorite place / The place I come to when I’m down / This is my favorite place / I like to stay around”. Est-ce à cause de la voix plaintive ? De l’orgue farfisa dans le lointain ? Cette chanson m’accompagne depuis plus de 20 ans. Je ne suis pas sûre qu’elle figure sur un autre disque des Milltown Brothers et je crois pouvoir affirmer qu’elle est à peu près perdue. Mais chaque fois que je l’écoute, j’ai l’impression que c’est un classique des années 90. Un classique dont, paradoxalement, personne n’aurait jamais entendu parler. Pour reprendre la définition de Louis Picard, une vraie &lt;em&gt;chanson rare&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;</description><link>http://cdps.tumblr.com/post/34285873007</link><guid>http://cdps.tumblr.com/post/34285873007</guid><pubDate>Thu, 25 Oct 2012 09:02:00 +0200</pubDate><category>Milltown Brothers</category></item><item><title>Je suis une méthode totalement empirique pour connaître...</title><description>&lt;iframe class="tumblr_audio_player tumblr_audio_player_33007122739" src="http://cdps.tumblr.com/post/33007122739/audio_player_iframe/cdps/tumblr_mbh8luyl6N1qiuvd9?audio_file=http%3A%2F%2Fwww.tumblr.com%2Faudio_file%2Fcdps%2F33007122739%2Ftumblr_mbh8luyl6N1qiuvd9" frameborder="0" allowtransparency="true" scrolling="no" width="500" height="169"&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;p&gt;Je suis une méthode totalement empirique pour connaître l’attachement que je porte à un disque : je l’enferme dans un carton, je le descends à la cave et j’attends. Si, dans un délai de 12 mois, je n’ai pas fait l’effort de décrocher la clé sur le tableau, descendre deux étages, dépasser le local poubelles et longer la rampe de sortie du garage, c’est mort. Je ne sais pas depuis combien de temps le disque de Adult Rodeo attendait que je vienne le chercher. Mais dans la foulée &lt;a href="http://iloveyougeorgiahubley.tumblr.com/post/33006366052/sur-le-site-de-liberation-je-lisais-la"&gt;du concert de JC Satan à Mains d’Oeuvres&lt;/a&gt;, je suis parti le sauver de l’oubli.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quand j’ai ouvert ce blog, &lt;a href="http://cdps.tumblr.com/post/4188539481/la-passion-que-je-voue-a-certains-cd-na-pas-de"&gt;je m’étais donné comme but de rendre hommage à des enregistrements disparus&lt;/a&gt;. J’ai un peu dévié en route, je le reconnais. J’ai même tellement dévié que j’ai échoué dans le fossé. Mais quand j’ai constaté que tout ce qu’il restait aujourd’hui de Adult Rodeo, ce sont deux rips audio postés sur Youtube par &lt;a href="http://www.youtube.com/watch?v=DJZYdlBwgCU"&gt;Skoptzygrrl&lt;/a&gt; (259 vues) et &lt;a href="http://www.youtube.com/watch?v=t1GCt1VJ0nI&amp;feature=related"&gt;Bonzoboydog&lt;/a&gt; (220 vues), je me suis dit qu’il était temps de reprendre ma crosse. Le fait que le groupe soit aujourd’hui totalement tombé dans l’oubli tient en grande partie au fait que le label qui a édité ses deux premiers albums, Shimmy Disc, n’existe plus et que son catalogue n’est plus exploité. Mais je n’ai pas le souvenir que Adult Rodeo, à l’époque, ait eu le moindre succès. Pourtant, c’est certainement le chainon manquant entre Danielson Family et les Moldy Peaches.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Que manquait-il à Adult Rodeo ? Pas grand-chose. La production, réalisée par Kramer, embaume l’ensemble des chansons d’un doux parfum psychédélique. Mais « Texxxas », leur deuxième album, est trop long : délesté de 8 titres, il aurait certainement gagné en mordant sans rien rogner de sa douce étrangeté. Sans jamais avoir les moyens de jouer en première division, Adult Rodeo aurait pu accéder au même rang culte que Olivia Tremor Control, Of Montreal ou The Fiery Furnaces. Qu’en reste t-il aujourd’hui ? Kristin Erickson a quitté le groupe pour mener une nouvelle carrière sous le nom de Kevin Blechdom. Et même si leur dernier album remonte à 2004, Adult Rodeo continuerait à se produire dans son “Texxxas” natal.&lt;/p&gt;</description><link>http://cdps.tumblr.com/post/33007122739</link><guid>http://cdps.tumblr.com/post/33007122739</guid><pubDate>Sat, 06 Oct 2012 17:05:00 +0200</pubDate><category>Adult Rodeo</category></item><item><title>[A l’occasion de la disparition de Dennis Flemion, je...</title><description>&lt;iframe class="tumblr_audio_player tumblr_audio_player_28122436536" src="http://cdps.tumblr.com/post/28122436536/audio_player_iframe/cdps/tumblr_lhp9wxCcq31qzrzrr?audio_file=http%3A%2F%2Fwww.tumblr.com%2Faudio_file%2Fcdps%2F28122436536%2Ftumblr_lhp9wxCcq31qzrzrr" frameborder="0" allowtransparency="true" scrolling="no" width="500" height="169"&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;[A l’occasion de &lt;a href="http://iloveyougeorgiahubley.tumblr.com/post/28121210841/au-milieu-des-annees-90-dogbowl-prenait-un-malin"&gt;la disparition de Dennis Flemion&lt;/a&gt;, je recycle sans scrupule une chronique que j’avais fait paraître dans “Plus jamais malade en auto” à l’occasion de la sortie de “My Daughter The Broad”].&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La musique des &lt;strong&gt;Frogs&lt;/strong&gt; est à l’image de leur pochette : joliment monstrueuse. C’est du moins ce que m’inspire la vision de cette tête de poupée montée sur un corps de dinosaure et l’écoute de ce disque radical qui doit autant à Ween qu’aux Butthole Surfers. A Dean &amp; Gene, les grenouilles ont piqué ce don de pouvoir se couler dans tous les moules : de faire de l’ambiguïté un style et de la schizophrénie une méthode. Aux Texans, le goût du risque et la tentation du pire. Les &lt;strong&gt;Frogs&lt;/strong&gt; chantent, sur fond de guitare acoustique ou de piano chancelant, la douleur d’avoir perdu une chèvre ou que &lt;a href="http://www.youtube.com/watch?v=ty6tvHymEDM"&gt;Dieu est gay&lt;/a&gt;. Quand l’un d’eux n’est pas en train de chercher qui a refilé de la drogue à sa fille, &lt;a href="http://www.youtube.com/watch?v=r_gmlUZ2lWg"&gt;les &lt;strong&gt;Frogs&lt;/strong&gt; demandent qui suce les boules de grandpa depuis que grandma a quitté la maison&lt;/a&gt;. La notion de bon et de mauvais goût leur est apparemment inconnue, mais on leur a cependant appris que les meilleures blagues étalent les plus courtes : d’où la brièveté de leurs comptines (autour de 2 minutes) et leur grand nombre (22) rassemblées sur “My Daughter The Broad” où l’on croisera également les ombres des Residents et de Half Japanese. Vaste blague ou manifeste du rock mongoloïde : c’est ce malentendu qui fait le sel de ce disque extrême qui, derrière la provocation, dissimule des mélodistes très marqués par Marc Bolan et qui prennent certainement leur musique beaucoup plus au sérieux qu’on ne serait tenté de le croire.&lt;/p&gt;</description><link>http://cdps.tumblr.com/post/28122436536</link><guid>http://cdps.tumblr.com/post/28122436536</guid><pubDate>Fri, 27 Jul 2012 14:25:00 +0200</pubDate><category>The Frogs</category></item><item><title>[A l’occasion du 79ème anniversaire de Willie Nelson, je...</title><description>&lt;iframe class="tumblr_audio_player tumblr_audio_player_22187674986" src="http://cdps.tumblr.com/post/22187674986/audio_player_iframe/cdps/tumblr_m3cd9eyeE71qiuvd9?audio_file=http%3A%2F%2Fwww.tumblr.com%2Faudio_file%2Fcdps%2F22187674986%2Ftumblr_m3cd9eyeE71qiuvd9" frameborder="0" allowtransparency="true" scrolling="no" width="500" height="169"&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;[A l’occasion du 79ème anniversaire de Willie Nelson, je prends la liberté de republier un article paru dans “Plus jamais malade en &lt;strike&gt;euro&lt;/strike&gt; grenouillère.]&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La vie rend égoïste. Si j’avais moins prêté, et surtout si on m’avait plus rendu, je ne serai pas aussi réservé aujourd’hui quand il s’agit de partager. Si l’achat d’un graveur m’a permis de faire circuler des copies sans me séparer de la matrice, je cherche encore régulièrement des disques qu’on ne m’a pas restitué sans savoir à qui j’ai eu tort de les confier. Évidemment, parmi ces enregistrements, certains comptent plus que d’autres. Je n’ai jamais remis la main sur mon exemplaire de &lt;em&gt;Phases &amp; Stages&lt;/em&gt; de Willie Nelson (même si j’ai des soupçons que la présomption d’innocence m’empêche de divulguer), et j’en voulais à la terre entière jusqu’à lundi, jour pluvieux où j’ai remis la main sur une copie de ce chef d’œuvre aux puces de Clignancourt. &lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;em&gt;Phases &amp; Stages&lt;/em&gt; est un disque à part dans la discographie de vieux barbu, une sorte d’album concept autour de la séparation d’un couple : du point de vue de la femme sur la face A, et du point de vue du mari sur la face B. Elle retourne chez sa mère et recommence à sortir. Lui n’y croit pas et sombre. Chaque histoire se décompose en chansons, ponctuées par un thème vocal (« Phases and stages » / « Circles and cycles » / « Scenes that we’ve all seen before » / « Let me tell you some more ») dont la douceur rappelle Donovan. Musicalement, il s’agit d’une de ses plus belles réalisations : c’est Jerry Wexler (Ray Charles, Solomon Burke, Aretha Franklin, Dusty Springfield…) qui est derrière la console. Il signe une production très dépouillée, mettant l’accent sur les instruments acoustiques et la voix d’un des plus célèbres hors-la-loi de la grande prairie. Si la country-music vous fait encore peur, c’est par &lt;em&gt;Phases &amp; Stages&lt;/em&gt; qu’il faut commencer : en plus d’être un des meilleurs disques de son interprète (avec &lt;em&gt;Stardust&lt;/em&gt;, son album de crooner, et &lt;em&gt;Teatro&lt;/em&gt;, produit par Daniel Lanois), c’est une introduction rêvée à un univers chaleureux et d’une richesse étourdissante, souvent réduit à sa caricature par une bande de tristes sires en Stetson. &lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Après l’avoir découvert, j’ai été atteint d’une Williemania carabinée. Je commandais sur eBay des lots de vinyles en plus ou moins bon état. Pour économiser sur les frais de port, je les faisais acheminer aux États-Unis chez une correspondante à laquelle son mari français rendait souvent visite. Peu après avoir envoyé l’argent au vendeur, j’appris qu’ils s’étaient séparés et que les aller-retours allaient être moins fréquents (J’ai craint un moment de leur avoir porté malheur, mais&lt;em&gt; Phases &amp; Stages&lt;/em&gt; ne figurait pas parmi la pile en transit). Les lots ont donc séjourné un bon moment dans le New Jersey avant de franchir l’Atlantique. &lt;br/&gt;&lt;br/&gt;J’ai acquis d’autres Willie en attendant, et je me suis retrouvé avec des doubles, et surtout beaucoup d’albums pas très bons, dopés à la reprise (« A Whiter Shade of Pale », « Bridge Over Trouble Water », « Heart of Gold »,…), emballés sous des pochettes atroces (&lt;a href="http://willienelsondigital.shop.musictoday.com/Product.aspx?cp=16144&amp;pc=MUDD293"&gt;une peinture de Willie à cheval&lt;/a&gt;, &lt;a href="http://willienelsondigital.shop.musictoday.com/Product.aspx?cp=16144&amp;pc=MUDD303"&gt;le profil de Willie dessiné à l’aérographe&lt;/a&gt;, &lt;a href="http://music.yahoo.com/willie-nelson/albums/somewhere-over-the-rainbow--35089"&gt;Willie en photo avec sa nouvelle paire de New Balance&lt;/a&gt;…). A quelques exceptions majeures près (&lt;em&gt;Red Headed Stranger&lt;/em&gt;, autre disque concept sur un prédicateur en cavale après avoir refroidi sa femme et son amant), je n’ai jamais retrouvé la finesse et l’inspiration de &lt;em&gt;Phases &amp; Stages&lt;/em&gt;. Je m’en rends compte à nouveau aujourd’hui, en le redécouvrant après un an d’absence, et je rechute. Il me faut encore d’autres Willie pour entretenir la flamme. Je retourne à Parallèles acheter celui que j’avais reposé l’autre jour (&lt;em&gt;Songwriter&lt;/em&gt;, en duo avec Kris Kristofferson, sur lequel il interprète « Write You Own Songs » : il ne manque pas de toupet) et je repars pour un cycle complet.  « Circles and cycles / Scenes that we’ve all seen before / Let me tell you some more. »&lt;/p&gt;</description><link>http://cdps.tumblr.com/post/22187674986</link><guid>http://cdps.tumblr.com/post/22187674986</guid><pubDate>Tue, 01 May 2012 13:29:00 +0200</pubDate><category>Willie Nelson</category></item><item><title>La lo-fi s’éteignait à petit feu et les plus malins...</title><description>&lt;iframe class="tumblr_audio_player tumblr_audio_player_21904722573" src="http://cdps.tumblr.com/post/21904722573/audio_player_iframe/cdps/tumblr_m34rf9G4TF1qiuvd9?audio_file=http%3A%2F%2Fwww.tumblr.com%2Faudio_file%2Fcdps%2F21904722573%2Ftumblr_m34rf9G4TF1qiuvd9" frameborder="0" allowtransparency="true" scrolling="no" width="500" height="169"&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;p&gt;La lo-fi s’éteignait à petit feu et les plus malins avaient déjà échangé leurs guitares contre des platines, exactement comme James Murphy le rappellera dix ans plus tard dans “Losing My Edge”. Parmi les plus malins, un garçon qui avait choisi un pseudonyme à même de rallier les fans de Prince et de Primal Scream : &lt;strong&gt;Supermalprodelica&lt;/strong&gt;. Et bien d’autres : ses compositions sont truffées de samples savants (Cream, Tortoise, Lee Hazlewood…) et de références pointues. A l’époque où Diabologum rend hommage à “La maman et la putain” de Jean Eustache, &lt;strong&gt;Supermalprodelica&lt;/strong&gt; dédie le premier morceau de son LP à Pierre Clementi, acteur fétiche de Bunel, Garrel ou Pasolini. De son LP ? Alors qu’en 1996, le format est agonisant (et qu’on voit apparaître les premiers graveurs de CD), l’album sort exclusivement en vinyle, à 300 exemplaires, sur un microlabel domicilié à St Alban Leysse (73230).&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;L’affaire avait tout pour ne pas en rester là : sur la foi de chroniques élogieuses (&lt;a href="http://www.lesinrocks.com/musique/critique-album/supermalprodelica/"&gt;Les Inrockuptibles&lt;/a&gt;, &lt;a href="http://www.magicrpm.com/a-lire/chronique/supermalprodelica/supermalprodelica"&gt;Magic RPM&lt;/a&gt; et &lt;a href="http://www.technikart.com/archives/817-supermalprodelica-superbiendantouleka"&gt;Technikart&lt;/a&gt; sont unanimes), &lt;strong&gt;Supermalprodelica&lt;/strong&gt; attire l’attention d’une maison de disques qui se fait fort de déclarer tous les samples utilisés auprès des ayant-droits dans le but de ressortir le disque à une plus grand échelle. Mais le projet est sans cesse ajourné, tant et si bien que la réédition ne voit jamais le jour. Quinze ans après sa parution, &lt;strong&gt;Supermalprodelica&lt;/strong&gt; demeure inédit sous la forme digitale, un comble qui ne manquera pas d’amuser l’amateur de vinyles qui en est l’auteur. La logique voudrait qu’il soit devenu un objet que s’arrache les collectionneurs. &lt;a href="http://www.discogs.com/Supermalprodelica-Supermalprodelica/release/921334"&gt;Même pas&lt;/a&gt;, alors qu’il constitue peut-être le chaînon manquant entre Art of Noise et les premières productions du label Warp.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Si la situation avait de quoi décourager le musicien, il semblerait qu’elle n’ait pas entamé sa créativité : il vient de poster &lt;a href="http://www.mainstreamensemble.com/supermalprodelica/"&gt;une série de nouveaux morceaux&lt;/a&gt; sur son site, dont des reprises de Christophe, Aztec Camera, Mick Karn et… Mike Brant, dans un esprit pas si éloigné de celles publiées par Uwe Schmidt sous le nom de &lt;a href="http://www.youtube.com/watch?v=wEqH0q1a6aU"&gt;Lassige Bendthaus&lt;/a&gt;. Et s’inscrit pleinement dans la démarche de “fan-musicien” qui fait en grande partie l’objet du &lt;em&gt;Retromania&lt;/em&gt; de Simon Reynolds.&lt;/p&gt;</description><link>http://cdps.tumblr.com/post/21904722573</link><guid>http://cdps.tumblr.com/post/21904722573</guid><pubDate>Fri, 27 Apr 2012 10:54:00 +0200</pubDate><category>Supermalprodelica</category></item><item><title>C’était dans une brocante du côté d’Alésia (C’est plutôt mauvais...</title><description>&lt;iframe class="tumblr_audio_player tumblr_audio_player_18183823845" src="http://cdps.tumblr.com/post/18183823845/audio_player_iframe/cdps/tumblr_lzwafuf18i1qiuvd9?audio_file=http%3A%2F%2Fwww.tumblr.com%2Faudio_file%2Fcdps%2F18183823845%2Ftumblr_lzwafuf18i1qiuvd9" frameborder="0" allowtransparency="true" scrolling="no" width="500" height="169"&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;p&gt;C’était dans une brocante du côté d’Alésia (C’est plutôt mauvais signe d’ailleurs quand c’est une brocante et pas un vide-grenier, les prix sont toujours majorés d’une je-ne-sais-quoi d’abusif qui prend autant en compte la candeur de l’acheteur que la cupidité du vendeur). J’étais passé entre les stands en scrutant le sol, à la recherche d’un carton négligé. Le vinyle est toujours posé à même le sol, contrairement au CD qui a toujours le privilège du tréteau. J’étais tellement persuadé de ne rien trouver que j’en cherchais la confirmation dans le moindre bac, la moindre pile. Avant de tomber par hasard sur ce beau ténébreux penché à sa fenêtre. Qu’est-ce qu’il faisait là, perdu au milieu des fleurons de la variété française, au fin fond du XIVème arrondissement ? Rien. Il faisait comme moi. Il traînait. Il attendait son heure. Pas vraiment surprenant de la part de l’auteur de « Waitin’ Around To Die ». &lt;br/&gt;&lt;br/&gt;C’est une fenêtre sans barreaux, sans battants, sans volets. Le revêtement en bois fait tout de suite penser au sud des États-Unis, le Texas peut-être. C’est là qu’il a commencé sa carrière, se produisant dans des salles comme le Old Quarter où a été enregistré un de ses albums en concert. Un des bâtiments de l’université d’Austin porte le nom de son arrière grand-père, John Charles Townes. C’est en son hommage que ses parents l’ont ainsi baptisé. Mais il s’est produit un peu partout, aux Etats-Unis comme en Europe. Il devait venir jouer à l’Erotika boulevard de Clichy il y a une dizaine d’années. J’avais gardé le flyer pour m’en souvenir. C’était dans la foulée d’un début de retour en grâce : &lt;a href="http://www.youtube.com/watch?v=cgoz2cv9YS0"&gt;les Tindersticks avaient repris un titre de son deuxième album, « Kathleen »&lt;/a&gt;. Malheureusement le pays fut paralysé par une grève générale de transports et la date fut annulée : le chanteur était coincé en Allemagne. Six mois plus tard, il décédait brutalement. Le jour-anniversaire de la disparition d’une de ses idoles, Hank Williams, quarante-quatre ans plus tôt. J’en tiens rancune aux cheminots depuis. &lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Il n’a pas l’air surpris par la photographie, pourtant il se tient dans l’ombre, comme s’il ne tenait pas à se dévoiler. Une main est posée sur la rambarde. Il a le regard sombre et pénétrant. Difficile de lire derrière ces yeux tous les tourments dont il était la proie. Jeune homme soumis aux électrochocs pour enrayer des symptômes de dépression chronique (une sale manie au Texas : un certain Roger Kynard Erickson ne s’en remettra jamais), il était capable de se jeter par la fenêtre juste pour éprouver le vertige de la chute. Il l’a fait une fois et s’est relevé indemne. Il n’a même pas cassé la bouteille de vin avec laquelle il a descendu quatre étages. Alcoolique invétéré, il était pourtant capable chaque soir de monter sur scène et de captiver le public une heure et demie durant. Il a vécu le même rapport destructeur avec le tabac, le sirop pour la toux, l’héroïne et le jeu. Comme c’était le cas pour Tim Hardin, Charlie Parker ou Hemingway, les drogues semblaient lui apporter une sorte d’équilibre plus qu’un semblant d’excitation. Il s’est éteint à l’âge de 52 ans, et beaucoup de ses proches semblaient surpris qu’il ait vécu aussi longtemps. &lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;a href="http://open.spotify.com/album/6UIwriqrJqBlAkqkDRgWh0"&gt;L’album compte 10 titres et dure moins de 35 minutes&lt;/a&gt;. Pourtant il concentre le savoir-faire de son auteur, musicien épris de blues et de country, ayant fait des gammes à l’écoute de Lightnin’ Hopkins. Il lui arrivait de ne pas sortir de chez lui pendant une semaine quand le démon de la guitare l’exigeait. C’est après avoir découvert « The Times They Are A-Changing » qu’il a décidé de prendre au sérieux son métier de troubadour et d’aligner ses compositions au niveau des meilleurs. Il en a égalé certains, dépassé d’autres. Pourtant lui-même n’a jamais connu la consécration, changeant de label régulièrement, disparaissant pendant dix ans, reprenant la route en compagnie des Cowboy Junkies dont il assurait la première partie – un comble, quant on connaît l’influence que son écriture inspirée a pu avoir sur tous les auteurs-compositeurs actuels, de Steve Earle à David-Ivar Herman-Düne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Flyin’ Shoes&lt;/em&gt; est le septième album studio de &lt;strong&gt;Townes Van Zandt&lt;/strong&gt;. Il a été publié en 1978 après cinq ans d’absence et ne bénéficie pas d’une réputation critique comparable à celles de ses premières œuvres. Eugène Chadbourne tient même des propos assez durs à son sujet : « Son équilibre est brisé à cause de morceaux de moins bonne facture dont certains ressemblent à du remplissage. Les quatre minutes de &lt;em&gt;Who Do You Love&lt;/em&gt; ne sont pas précisément ce qu’attendent les fans de Townes Van Zandt, et si l’idée d’incorporer une slide-guitare rugissante à sa musique n’était déjà pas très heureuse, le résultat aurait pu être plus homogène. Au vu de tous les participants aux sessions, on était en droit d’attendre une interprétation plus inspirée. Van Zandt ne semble pas avoir été en mesure de guider ses accompagnateurs au travers d’un répertoire varié qui aurait pu donner naissance à un classique ». A cette nuance près : même un disque inégal du texan atteint des sommets.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Flyin’ Shoes&lt;/em&gt;, la chanson qui donne son titre à l’album, est accompagnée par la mandoline de Randy Scruggs. Elle commence par quelques mesures d’harmonica, comme dans un vieux western. Le climat est à la fois désabusé et bucolique. Il y a un très peau passage de pedal steel juste après le premier refrain, puis une reprise au piano du thème. C’est un petit moment de grâce où le défilé des saisons sert de prétexte à une prière dont la douceur n’égale que la noirceur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La mort a surpris &lt;strong&gt;Townes Van Zandt &lt;/strong&gt;chez lui, alors qu’il se remettait d’une opération. Sa femme venait de lui servir son dîner quand le téléphone a sonné. Elle était allé répondre et a laissé ses enfants surveiller leur père. Son fils Will lui a demandé s’il avait besoin de quelque chose et s’est absenté à son instant. A son retour, une crise cardiaque l’avait terrassé. Ses cendres ont été dispersées quelques jours plus tard du coté de Fort Worth et du comté de Van Zandt, à l’Est de Dallas. Il devait enregistrer aux cotés de Steve Shelley, le batteur de Sonic Youth, pour un disque qui aurait vu le jour sur Geffen. Il n’aura pas eu le temps de goûter cet ultime reconnaissance : l’homme aux semelles de vent avait déjà pris la poudre d’escampette. Ses chansons, elles, n’ont rien perdu de leur pouvoir fédérateur : elles continuent, dans la bouche de Willie Nelson, Lucinda Williams ou Emmylou Harris, à perpétuer le souvenir de ce vagabond céleste.&lt;/p&gt;</description><link>http://cdps.tumblr.com/post/18183823845</link><guid>http://cdps.tumblr.com/post/18183823845</guid><pubDate>Fri, 24 Feb 2012 12:26:00 +0100</pubDate><category>Townes Van Zandt</category></item><item><title>Dans un fanzine paru il y a quelques années, je dressais une...</title><description>&lt;iframe class="tumblr_audio_player tumblr_audio_player_11830909928" src="http://cdps.tumblr.com/post/11830909928/audio_player_iframe/cdps/tumblr_ltjb5gBcKN1qiuvd9?audio_file=http%3A%2F%2Fwww.tumblr.com%2Faudio_file%2Fcdps%2F11830909928%2Ftumblr_ltjb5gBcKN1qiuvd9" frameborder="0" allowtransparency="true" scrolling="no" width="500" height="169"&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;p&gt;Dans un fanzine paru il y a quelques années, je dressais une liste non exhaustive d’objets prêtés et non rendus dans l’espoir de voir certains d’entre eux réapparaitre. Je ne me faisais pas beaucoup d’illusions au sujet de la VHS de “You’ll Never Walk Alone” et pourtant le miracle s’accomplit : un lecteur qui l’avait lui aussi enregistré lors de son passage sur La Sept s’est manifesté. Il avait même pris soin de digitaliser l’émission depuis pour optimiser sa conservation. &lt;br/&gt;&lt;br/&gt;“You’ll Never Walk Alone” est un de mes documentaires favoris. Réalisé par Jérome de Missolz et Eveline Ragot en 1992, il prend le pouls de la ville de Liverpool en suivant le quotidien d’une génération de musiciens. L’ainé, c’est Ian Mc Culloch qui, après le split d’Echo &amp; The Bunnymen, poursuit une carrière solo. Il emmène les réalisateurs, épaulés par Jean-Daniel Beauvallet pour la partie “interview”, dans une interminable tournée des pubs. Les frères Head, eux, ont du mal à embrayer : à la fin des Pale Fountains, ils sont repartis vivre chez leur mère et passent la plupart de leur journées défoncés. Et il y a tous les autres, ceux qui espèrent être emportés par le succès de The La’s. Parmi eux, un groupe mené par un garçon vit au milieu de vinyles qui ont le même âge que lui : c’est Edgar Summertyme, le leader des &lt;strong&gt;Stairs&lt;/strong&gt;. &lt;br/&gt;&lt;br/&gt;J’ai adoré le premier album des &lt;strong&gt;Stairs &lt;/strong&gt;parce qu’il appliquait à la lettre les recettes des premiers Stones, Them, Standells, Kinks, Troggs… C’est presque un groupe de reprises qui ne jouerait que des inédits. Mais des inédits qui seraient tous des tubes en puissance, emmenés par un chanteur habité. &lt;em&gt;Mexican R’n’B &lt;/em&gt;est un album paru 25 ans trop tard ou 10 ans trop tôt. Car il annonce le revival garage rock qui fera le succès des Hives ou des Caesars. Mais au début des années 90, c’est Suede et The Auteurs qui s’apprêtent à rafler la mise. Le groupe ne s’en remettra pas : il faudra attendre plus de 10 ans pour qu’un second album, constitué de démos enregistrées dans la foulée du premier, voit le jour.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Mercredi dernier, Jérome de Missolz et Eveline Ragot étaient à la Gaité Lyrique pour &lt;a href="http://www.gaite-lyrique.net/les-projections/evenement/youll-never-walk-alone"&gt;une projection publique de “You’ll Never Walk Alone”&lt;/a&gt; - la première depuis la diffusion sur La Sept. Quand on sait que leur film est indisponible depuis (&lt;a href="http://www.youtube.com/watch?v=y1cW0BIClmk"&gt;bien qu’on puisse le visionner en intégralité sur Youtube&lt;/a&gt;), parler d’événement n’était pas un terme galvaudé. Pour le petit cercle de fidèles présent, Jérome de Missolz avait apporté des images exclusives : celles de la rencontre des frères Head et de leur idole Arthur Lee, avec lequel ils interprètent quelques extraits de &lt;em&gt;Forever Changes&lt;/em&gt;. Et d’autres filmées plus récemment, où une reformation des Pale Fountains repète dans un local minuscule “Maybe The People Would Be TheTimes Or Between Clark and Hilldale” et “Lucifer Sam”.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;La discussion qui suit évoque le sort des protagonistes de “You’ll Never Walk Alone”. McCulloch ? &lt;a href="http://www.digitick.com/echo-the-bunnymen-concert-le-bataclan-paris-19-janvier-2012-css4-digitick-pg101-ri953491.html"&gt;Il rejoue sur scène “Crocodiles” et “Heaven Up Here”&lt;/a&gt;, deux albums d’Echo &amp; The Bunnymen . Michael Head ? A la recherche désespérée d’un label pour sortir son nouvel album. Dr Phibes ? En prison pour avoir tué sa mère. Edgar Summertyme ? Il s’est recyclé au sein de &lt;a href="http://open.spotify.com/album/6W5vTbrzv67vF363ZtSKr6"&gt;The Edgar Jones Free Peace Thing&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;</description><link>http://cdps.tumblr.com/post/11830909928</link><guid>http://cdps.tumblr.com/post/11830909928</guid><pubDate>Sun, 23 Oct 2011 21:51:00 +0200</pubDate><category>Ian McCulloch</category><category>Michael Head</category><category>The Pale Fountains</category><category>The Stairs</category><category>You'll Never Walk Alone</category><category>Echo and the Bunnymen</category></item><item><title>Je vais vous faire une confession : je ne suis pas sûr que...</title><description>&lt;iframe class="tumblr_audio_player tumblr_audio_player_11478644784" src="http://cdps.tumblr.com/post/11478644784/audio_player_iframe/cdps/tumblr_lt44h4C7dg1qiuvd9?audio_file=http%3A%2F%2Fwww.tumblr.com%2Faudio_file%2Fcdps%2F11478644784%2Ftumblr_lt44h4C7dg1qiuvd9" frameborder="0" allowtransparency="true" scrolling="no" width="500" height="169"&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;p&gt;Je vais vous faire une confession : je ne suis pas sûr que l’album de &lt;strong&gt;Geggy Tah&lt;/strong&gt; soit un chef d’œuvre. Je ne suis même pas sûr de l’avoir jamais écouté en entier. Pourtant, chaque fois que je le sors de sa boîte, c’est avec une excitation intacte puisque je vais écouter “Whoever you are”.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C’était en 1996. Beck avait fait tomber la barrière entre rock indé et hip-hop et tout le monde s’essayait à la recette miracle. Et parmi ce “tout le monde”, un trio dont David Byrne s’était entiché au point de le signer sur son label Luaka Bop. Dans leur poche, un tube. &lt;a href="http://www.youtube.com/watch?v=zfRNZucoCyw"&gt;Un vrai tube en or massif, le genre grâce auquel on vit à l’abri du besoin jusqu’à la fin de ses jours&lt;/a&gt;. Pourtant, ça n’était pas gagné d’avance. “All I wanna do is to thank you / Even though I don’t know who you are / You let me change lanes / While I was driving in my car”. Rajoutez une intro un peu trop longue et toutes les chances étaient réunies pour que vous n’en entendiez jamais parler.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C’était sans compter sur le talent précoce d’un certain Greg Kurstin qui, grâce à un riff funky et un rythme délicieusement old school, allait transformer le plomb en or. Plus de 15 ans après sa sortie, il est rare que je passe une semaine sans écouter cette chanson, en général calée entre &lt;a href="http://www.youtube.com/watch?v=pZ9KfKx8PmM"&gt;“Drinking in LA”&lt;/a&gt; et “&lt;a href="http://www.youtube.com/watch?v=C2cMG33mWVY"&gt;How Bizarre&lt;/a&gt;” (oui, je sais, je suis un indécrottable nostalgique).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le miracle ne devait pas se reproduire immédiatement. Le reste de l’album, à moitié co-signé par Kurstin, est pratiquement sans intérêt. Ce qui ne l’empêche pas d’être régulièrement sollicité pour jouer sur les disques des autres, puisqu’on le retrouve aussi bien aux côtés des Red Hot Chili Peppers, Jason Mraz, Ben Harper, Nelly Furtado…  que de Jenny Lewis, Peaches ou The Flaming Lips. En 2006, il fonde le duo The Bird and The Bee avec la chanteuse Inara George. En 2010, il est même nominé aux Grammys pour avoir produit le second album de Lily Allen. Et Geggy Tah dans tout ça ? Un chien sans collier perdu au milieu d’un pré. J’espère qu’avec leurs royalties, les membres du groupe lui ont au moins offert une niche.&lt;/p&gt;</description><link>http://cdps.tumblr.com/post/11478644784</link><guid>http://cdps.tumblr.com/post/11478644784</guid><pubDate>Sat, 15 Oct 2011 17:03:00 +0200</pubDate></item><item><title>Mon plus vieil ami n’est pas mon ami le plus vieux. Mais mine de...</title><description>&lt;iframe class="tumblr_audio_player tumblr_audio_player_10882975361" src="http://cdps.tumblr.com/post/10882975361/audio_player_iframe/cdps/tumblr_lsdrecJ06b1qiuvd9?audio_file=http%3A%2F%2Fwww.tumblr.com%2Faudio_file%2Fcdps%2F10882975361%2Ftumblr_lsdrecJ06b1qiuvd9" frameborder="0" allowtransparency="true" scrolling="no" width="500" height="169"&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;p&gt;Mon plus vieil ami n’est pas mon ami le plus vieux. Mais mine de rien, c’est le seul qui puisse revendiquer l’appellation contrôlée “ami de 30 ans”. J’étais impatient de déjeuner avec lui parce que j’avais &lt;a href="http://www.inmybedmusic.com/"&gt;un exemplaire de mon livre&lt;/a&gt; à lui offrir et qu’il est plusieurs fois question de lui à l’intérieur. Je sens mon excitation monter en le voyant tourner les pages. &lt;br/&gt;- Et tu n’as pas oublié “Chameleon Day”, j’espère ?&lt;br/&gt;“Chameleon Day” ? Comment ai-je pu faire une impasse pareille ?&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;“Chameleon Day” figure en septième position sur l’album &lt;em&gt;The Colour of Spring&lt;/em&gt; de &lt;strong&gt;Talk Talk&lt;/strong&gt;. Comme il comportait déjà deux titres classés au TOP 50, (“Life What’s You Make It” et “Living in Another World”) on l’avait acheté en toute confiance : Talk Talk, c’est du sérieux. Enfin, c’était du sérieux jusqu’à « Chameleon Day » : titre sans mélodie, tour à tour murmuré et éructé, avec des cuivres qui improvisent tout le long et qui laisse sur un grand sentiment d’inachevé. Ah là, ils avaient bien déconné quand même. Le passage qui nous faisait le plus rire était celui où après une grande plage de calme, Mark Hollis se mettait à brailler BREATHE ON ME / ECLIPSE MY MIND. Ah non là, quand même, du grand n’importe quoi.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Évidemment, à la sorte de &lt;em&gt;Colour of Spring&lt;/em&gt;, impossible de se douter que « Chameleon Day » n’est qu’un aperçu d’une métamorphose qui s’accomplira le long des albums suivants et qui verra le groupe quitter les rangs du top 50 pour s’inscrire dans une lignée beaucoup moins commerciale. Je me rappelle de notre réaction mitigée à la première écoute de &lt;em&gt;Spirit of Eden&lt;/em&gt; deux ans plus tard :&lt;br/&gt;- Les boules, c’est tout comme “Chameleon Day”.&lt;br/&gt;Heureusement, &lt;em&gt;Spirit of Eden&lt;/em&gt; débarque au moment où nous sommes à la recherche de musiques qui segmentent plus que de musiques qui fédèrent. C’est la porte d’entrée rêvée vers des univers qui s‘étendent bien au-delà de la new-wave : Robert Wyatt, Keith Jarrett, Brian Eno, Laurie Anderson… David Sylvian s’en souviendra lors de la reformation partielle de Japan sous l’identité Rain Tree Crow en 1991. Et tout le rock de Chicago n’aura cesse de lui rendre hommage.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Comment ai-je pu oublier « Chameleon Day » alors que je dois tant à ce titre ? Such a shame.&lt;/p&gt;</description><link>http://cdps.tumblr.com/post/10882975361</link><guid>http://cdps.tumblr.com/post/10882975361</guid><pubDate>Sat, 01 Oct 2011 11:23:00 +0200</pubDate><category>Talk Talk</category><category>Colour of Spring</category><category>Chameleon Day</category></item><item><title>Je n’ai jamais écouté de rap, vous disais-je il y a 3 semaines,...</title><description>&lt;iframe class="tumblr_audio_player tumblr_audio_player_10593170398" src="http://cdps.tumblr.com/post/10593170398/audio_player_iframe/cdps/tumblr_ls0yox8dAa1qiuvd9?audio_file=http%3A%2F%2Fwww.tumblr.com%2Faudio_file%2Fcdps%2F10593170398%2Ftumblr_ls0yox8dAa1qiuvd9" frameborder="0" allowtransparency="true" scrolling="no" width="500" height="169"&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;p&gt;&lt;a href="http://cdps.tumblr.com/post/9784326590/je-nai-jamais-ecoute-de-rap-je-ne-dis-pas-que-ca"&gt;Je n’ai jamais écouté de rap&lt;/a&gt;, vous disais-je il y a 3 semaines, mais par contre j’ai écouté &lt;strong&gt;Arnaud Michniak&lt;/strong&gt;. Ou plutôt : &lt;a href="http://www.youtube.com/watch?v=tYNSQ0AqTJk"&gt;je me suis pris &lt;strong&gt;Arnaud Michniak&lt;/strong&gt; en plein dans la figure&lt;/a&gt;. Et j’ai rarement retrouvé dans le rap français  de morceaux qui m’aient fait autant d’effet. Shurik’n ? Orelsan ? Ils  rasent les murs à coté.  &lt;br/&gt;&lt;br/&gt;La première fois que j’entends « Je  suis le peuple sans visage », c’est en 2004, sur une compilation éditée à  l’occasion d’un festival à Colmar : il est signé DJ Rupture feat. &lt;strong&gt;Arnaud Michniak&lt;/strong&gt;, extrait de&lt;em&gt; Special Gunpowder.&lt;/em&gt; Trois ans plus tard, ce dernier le réenregistre à l‘occasion de la sortie de &lt;a href="http://open.spotify.com/album/7kq3mBlj3KiXN2tGZDv79e"&gt;&lt;em&gt;Poing Perdu&lt;/em&gt;&lt;/a&gt;. Les scratches ont disparu au profit d’un piano lugubre et solennel : le même qui hantait « Une histoire de séduction » sur &lt;em&gt;#3&lt;/em&gt; de Diabologum. Impossible alors de passer à côté du texte, qui a été  réécrit pour l’occasion. « Ce coma, c’est un peu comme si c’était mon  meilleur ami qui y était. Comme si chaque jour j’allais à l’hôpital pour  essayer de le réveiller en lui passant des vieux disques, en lui  rappelant une vieille histoire, en cherchant une bonne raison de sortir  du noir que je ne trouve pas. Sauf que ce n’est pas mon ami qui est dans  le coma, c’est moi. Je suis pas à l’hôpital mais chez bien moi. Et je  me repasse toujours les mêmes vieux disques, me rappelle la même vieille  histoire ». Aveu d’impuissance, autoportrait au vitriol et en même  temps morceau obsédant qui présente Gil Scott-Heron à Léo Ferré. Du slam  ? Restons sérieux.  &lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Évidemment, avant &lt;em&gt;Point Perdu&lt;/em&gt;, il y avait les deux albums de Programme. Mais jamais &lt;strong&gt;Arnaud Michniak&lt;/strong&gt; n’avait été aussi personnel ni aussi bouleversant. Michel Cloup, son  frère d’armes, a réitéré cette année le même exploit avec la sortie de  &lt;a href="http://www.michelcloup.com/"&gt;son premier disque sous son nom&lt;/a&gt;, qui me parle beaucoup plus que ceux  qu’il a publiés avec Expérience. Pourtant, les deux sont presque en  négatif l’un de l’autre : quand l’un invoque « Mille voix », l’autre  répond par « Notre silence ».&lt;/p&gt;</description><link>http://cdps.tumblr.com/post/10593170398</link><guid>http://cdps.tumblr.com/post/10593170398</guid><pubDate>Sat, 24 Sep 2011 13:31:00 +0200</pubDate><category>Arnaud Michniak</category><category>poing perdu</category><category>je suis le peuple sans visage</category></item><item><title>Le garçon n’était pas parvenu à faire le choix parmi ses disques...</title><description>&lt;iframe class="tumblr_audio_player tumblr_audio_player_10323881857" src="http://cdps.tumblr.com/post/10323881857/audio_player_iframe/cdps/tumblr_lrojfnTm9k1qiuvd9?audio_file=http%3A%2F%2Fwww.tumblr.com%2Faudio_file%2Fcdps%2F10323881857%2Ftumblr_lrojfnTm9k1qiuvd9" frameborder="0" allowtransparency="true" scrolling="no" width="500" height="169"&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;p&gt;Le garçon n’était pas parvenu à faire le choix parmi ses disques préférés et avait décidé de leur rendre hommage en vrac, publiant en l’espace de quelques années une pelletée d’albums et de maxis sous le pseudonyme d’&lt;strong&gt;Echoboy&lt;/strong&gt;. Mais même les albums ressemblaient à des compilations : des instrumentaux inspirés par le rock répétitif allemand, des ritournelles électro-pop, du melodica sur fond de percussions métalliques, des plages contemplatives que n’aurait pas renié Ash Ra Tempel… Il aurait dû s’appeler Fanboy, vu que c’est ce qu’il était avant tout. &lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Sur la durée, l’expérience était épuisante. Mais considérés individuellement, chaque morceau regorge de trouvailles. Publiés au début des années 2000, les enregistrements d’&lt;strong&gt;Echoboy&lt;/strong&gt; annoncent le fractionnement qui va avoir lieu 10 ans plus tard : soit les morceaux considérés à nouveau comme des entités individuelles et non plus comme un ensemble cohérent. “Circulation”, par exemple, se retrouve perdu à la fin de &lt;a href="http://open.spotify.com/album/3rFZNnaT6sgNHSGx9Bv2ui"&gt;&lt;em&gt;Volume 2&lt;/em&gt;&lt;/a&gt;, majoritairement constitué d’instrumentaux cabossés. Alors que c’est une pop song nonchalante et minimaliste qui rappelle un peu Tones on Tail ou Martin Gore. Autant dire que, dix ans après sa parution, elle s’inscrit parfaitement dans le revival new-wave actuel (John Maus, Molly Nilsson… Je n’ai pas besoin de vous faire un dessin). &lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Si  ce fan des Spacemen 3 n’a pas connu la consécration en tant que &lt;strong&gt;Echoboy&lt;/strong&gt;, il l’a approché quelques années plus tard quand il a été débauché par Jason Pierce pour intégrer Spiritualized. Il a par la suite cachetonné aux côtés de Starsailor ou Soulsavers avant de tenter une nouvelle aventure dans un registre plus mainstream sous son identité civile (Richard Warren). Et logiquement assez peu d’écho.&lt;/p&gt;</description><link>http://cdps.tumblr.com/post/10323881857</link><guid>http://cdps.tumblr.com/post/10323881857</guid><pubDate>Sat, 17 Sep 2011 20:30:00 +0200</pubDate><category>Echoboy</category><category>Volume 2</category><category>Circulation</category></item><item><title>Je voulais poster cette chanson il y a quelques semaines...</title><description>&lt;iframe class="tumblr_audio_player tumblr_audio_player_10038907497" src="http://cdps.tumblr.com/post/10038907497/audio_player_iframe/cdps/tumblr_lrbeg7tWcZ1qiuvd9?audio_file=http%3A%2F%2Fwww.tumblr.com%2Faudio_file%2Fcdps%2F10038907497%2Ftumblr_lrbeg7tWcZ1qiuvd9" frameborder="0" allowtransparency="true" scrolling="no" width="500" height="169"&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;p&gt;Je voulais poster cette chanson il y a quelques semaines puisqu’elle était malheureusement d’actualité mais il m’a fallu le temps de remettre la main dessus. Quoi, je n’écoute pas &lt;strong&gt;Steve Westfield &lt;/strong&gt;tous les jours ? Non, je l’écoute pas &lt;strong&gt;Steve Westfield&lt;/strong&gt; tous les jours. Je me suis même débarrassé de la plupart de ses disques. Mais j’ai conservé dans un coin de mon disque dur son chef d’oeuvre : “Bent And Melted Next To Paul Westerberg”. &lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Mais qui est &lt;strong&gt;Steve Westfield &lt;/strong&gt;? Une comète de la pop dépressive américaine, auteur de quelques albums mineurs mais attachants enregistrés avec son groupe “The Slow Band”. C’est certainement avec &lt;em&gt;Underwhelmed&lt;/em&gt;, le seul a avoir eu la chance d’être distribué en France par Last Call, que j’ai fait sa connaissance. Et que j’ai pu constater que nous avions quelques amis communs puisque Joey Santiago ou Lou Barlow avaient déjà participé à ses disques. Mais la carrière de &lt;strong&gt;Steve Westfield&lt;/strong&gt; n’a jamais vraiment décollé : au même titre que Jim White, Johnny Dowd ou Hayden, il ne passionne guère qu’un cercle très réduit d’amateurs &lt;a href="http://vivonzeureux.blogspot.com/2006/05/steve-westfield-mangled.html"&gt;dont mon camarade Pol Dodu fait partie.&lt;/a&gt; Son Myspace est certainement le plus parlant &lt;a href="http://www.myspace.com/swestfield"&gt;puisqu’il ne possède que 5 amis&lt;/a&gt;. &lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Mais pourquoi pensais-je subitement à &lt;strong&gt;Steve Westfield &lt;/strong&gt;? Parce qu’il est l’auteur d’une des chansons les plus ironiques que je connaissance dans laquelle il imagine que si le stock d’un disquaire venait à prendre feu, ses enregistrements seraient collés pour l’éternité avec ceux de Paul Westerberg, son voisin par ordre alphabétique. Je ne sais pas s’il y avait des disques de Steve Westfield ou de Paul Westerberg dans &lt;a href="http://www.pias.com/uk/pias-and-aim-establish-fund-for-labels/"&gt;les entrepôts londoniens qui ont été ravagés par l’incendie,&lt;/a&gt; mais j’ai eu une pensée pour celui qui s’est retrouvé “Bent And Melted Next To Paul Oakenfold.”&lt;/p&gt;</description><link>http://cdps.tumblr.com/post/10038907497</link><guid>http://cdps.tumblr.com/post/10038907497</guid><pubDate>Sat, 10 Sep 2011 18:14:00 +0200</pubDate><category>Steve Westfield</category><category>Paul Westerberg</category><category>Underwhelmed</category><category>Jim White</category><category>Johnny Dowd</category><category>Pol Dodu</category></item><item><title>Je n’ai jamais écouté de rap. Je ne dis pas que ça ne m’a jamais...</title><description>&lt;iframe class="tumblr_audio_player tumblr_audio_player_9784326590" src="http://cdps.tumblr.com/post/9784326590/audio_player_iframe/cdps/tumblr_lqztd49VSI1qiuvd9?audio_file=http%3A%2F%2Fwww.tumblr.com%2Faudio_file%2Fcdps%2F9784326590%2Ftumblr_lqztd49VSI1qiuvd9" frameborder="0" allowtransparency="true" scrolling="no" width="500" height="169"&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;p&gt;Je n’ai jamais écouté de rap. Je ne dis pas que ça ne m’a jamais plu : mais je n’ai pas eu, au moment où j’aurai pu être le plus réceptif, de passeur qui me donne les bonnes cartes. Comme tout lecteur des &lt;em&gt;Inrockuptibles&lt;/em&gt;, j’ai jeté une oreille sur Arrested Development, House of Pain ou De La Soul. Mais je ne suis jamais allé plus loin. Public Enemy ? NWA ? WU-Tang ? Totalement passé à côté. Ah si, j’ai écouté &lt;strong&gt;Mike Ladd&lt;/strong&gt;. &lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Et encore : la règle aurait voulu que je commence comme tout le monde par &lt;em&gt;Easy Listening 4 Armageddon&lt;/em&gt;, celui qui l’a fait connaître. Absolument pas : le hasard a voulu que je croise la route de &lt;em&gt;Welcome To The Afterfuture&lt;/em&gt;, le second. C’est certainement par Tricky que j’y suis arrivé : car c’est clairement dans la veine optimiste et bucolique de &lt;em&gt;Pre-Millenium Tension&lt;/em&gt; qu’il s’inscrit. Mais alors que ce dernier s’autorise parfois quelques respirations en-dehors de l’eau, &lt;em&gt;Welcome To The Afterfuture&lt;/em&gt; ne finit jamais de sombrer. Ce disque devrait être interdit aux claustrophobes et aux épileptiques. C’est la BO rêvée de &lt;em&gt;Half-Life&lt;/em&gt;, un jeu sur lequel je passais de nombreuses heures à l’époque. &lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Je n’ai jamais écouté de rap, mais j’ai adoré Diabologum, qui a cessé d’exister au moment où l’album de &lt;strong&gt;Mike Ladd &lt;/strong&gt;paraît. Et j’ai pris goût à une certaine noirceur, à une certain scansion, à une certaine absence de compromis. En 1999, j’aurai pu écouter Quannum ou People Under The Stairs mais c’est de &lt;em&gt;Welcome To The Afterfutur&lt;/em&gt;e que je m’en entiche. A ce jour, je n’ai jamais partagé cette passion et je ne suis absolument pas à même de me rendre compte de l’importance de ce disque dans la pléthorique discographie de l’artiste : peut-être s’agit-il d’un disque mineur. Peut-être Mike Ladd est-il lui-même un second couteau comparé à Saul Williams ou Mos Def. mais &lt;em&gt;Welcome to the Afterfuture &lt;/em&gt;m’a permis par la suite d’être réceptif aux disques publiés sur Anticon ou Lex. Un petit pas pour l’homme, une course de fond à l’échelle de mes oeillères.&lt;/p&gt;</description><link>http://cdps.tumblr.com/post/9784326590</link><guid>http://cdps.tumblr.com/post/9784326590</guid><pubDate>Sun, 04 Sep 2011 12:05:00 +0200</pubDate></item><item><title>The La’s se produisent ce week-end à Rock en Seine mais j’ai...</title><description>&lt;iframe class="tumblr_audio_player tumblr_audio_player_9419563255" src="http://cdps.tumblr.com/post/9419563255/audio_player_iframe/cdps/tumblr_lqjpwxv6DM1qiuvd9?audio_file=http%3A%2F%2Fwww.tumblr.com%2Faudio_file%2Fcdps%2F9419563255%2Ftumblr_lqjpwxv6DM1qiuvd9" frameborder="0" allowtransparency="true" scrolling="no" width="500" height="169"&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;p&gt;The La’s se produisent ce week-end à Rock en Seine mais j’ai trop aimé ce groupe pour me contenter d’une version pour retardataires. Je me souviens de l’impatience avec laquelle j’avais découvert leur première prestation en France que Bernard Lenoir avait retransmise en direct : mais un problème technique nous avait privé de la voix de Lee Mavers sur les trois premières titres, dont l’inusable « I Can’t Sleep ». Heureusement, autant par manque de cartouches que pour le plus grand bonheur des auditeurs, le groupe l’avait rejoué en rappel. Quelques semaines plus tard, Laurence Boccolini, qui était restée sur Europe 1 après que Bernard Lenoir soit retourné sur France Inter, avait diffusé un concert enregistré au Marquee à Londres. Cette fois-ci, pas de problème technique à l’horizon. L’intégralité du concert tenait sur un C60 que j’ai pratiquement autant écouté que l’album, dénigré par son auteur juste après sa sortie. Écouter The La’s en live, était-ce la meilleure façon d’entendre ce que Lee Mavers avait en tête ?&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Du La’s, il y en avait du rab pour les premiers arrivés. Si mes souvenirs sont bons, il fallait présenter son exemplaire des &lt;em&gt;Inrockuptibles&lt;/em&gt; à la FNAC pour bénéficier d’une rondelle bonus comprenant trois inédits (pour l’anecdote, il en existe deux versions : une première ayant été commercialisé par erreur avec « Failure » enregistré aux Tranmusicales de Rennes en lieu et place de « Calling All », tel qu’annoncé sur la pochette. L’erreur a par la suite été rectifiée). J’ai toujours été étonné que « Who Knows » n’ait pas été retenu pour l’album : car il s’agit d’un des tous meilleurs titres de leur répertoire. Mais le groupe lui a vraisemblablement préféré « Looking Glass » et l’a relégué en face B de « There She Goes ». &lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Successivement oubliée des rééditions de l’album en 2001 et 2008, « Who Knows » est longtemps resté la meilleure chanson perdue des La’s. A l‘arrivée, elle ne figure que sur &lt;a href="http://www.slicingupeyeballs.com/2010/03/03/las-callin-all-box-set-tracklist/"&gt;le coffret « Callin’All »&lt;/a&gt;, celui qui ne comprend pas moins de 6 versions de « There She Goes » et qui, en matière de fonds de tiroir, semble assez définitif. Et si, rien que pour me donner tort, The La’s jouaient « Who Knows » à Rock en Seine dimanche ? Finalement, « qui sait » ?&lt;/p&gt;</description><link>http://cdps.tumblr.com/post/9419563255</link><guid>http://cdps.tumblr.com/post/9419563255</guid><pubDate>Fri, 26 Aug 2011 19:29:00 +0200</pubDate></item><item><title>Siouxsie and The Banshees avaient montré la voie deux ans plus...</title><description>&lt;iframe class="tumblr_audio_player tumblr_audio_player_9130876567" src="http://cdps.tumblr.com/post/9130876567/audio_player_iframe/cdps/tumblr_lq6v8x91pd1qiuvd9?audio_file=http%3A%2F%2Fwww.tumblr.com%2Faudio_file%2Fcdps%2F9130876567%2Ftumblr_lq6v8x91pd1qiuvd9" frameborder="0" allowtransparency="true" scrolling="no" width="500" height="169"&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;p&gt;Siouxsie and The Banshees avaient montré la voie deux ans plus tôt avec &lt;em&gt;Through The Looking Glass&lt;/em&gt; : il existait une vie après la new-wave puisqu‘on pouvait aussi écouter Television, Kraftwerk, The Sparks, John Cale… &lt;strong&gt;Gavin Friday&lt;/strong&gt;, suite à la séparation des Virgin Prunes, allait leur emboîter le pas avec un album solo sur lequel, sans renoncer à sa grandiloquence, il changeait de registre en convoquant à la noce aussi bien Jacques Brel, Oscar Wilde que Bob Dylan .&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Quand je découvre &lt;em&gt;Each Man Kills The Things He Loves&lt;/em&gt;, j‘ai arrêté de m’user les oreilles avec des pirates de Joy Division. Je n’écoute pas encore Bernard Lenoir mais j’ai acheté &lt;em&gt;Tupelo &lt;/em&gt;de Nick Cave &amp; The Bad Seeds. Le premier album des Pixies commence à tourner au lycée et on découvre ça, médusés. Je n’ai jamais entendu parler de Hüsker Dü, de Camper Van Beethoven ou des Violent Femmes. Par contre, je connais bien la réputation des Virgin Prunes puisque leurs fans la colportent bien au-delà des murs entre lesquels ils se produisent. En petit comité, on regarde la VHS de &lt;em&gt;Sons Finds Devils&lt;/em&gt;, &lt;a href="http://www.youtube.com/watch?v=IvZr1JDDlHo"&gt;où la frontière du ridicule est souvent franchie&lt;/a&gt;. A la même époque, à l’occasion de la profanation d’un cimetière, &lt;em&gt;Le Figaro&lt;/em&gt; publie un article qui amalgame gothique et vandalisme : une photo du groupe en concert est choisie pour effrayer le lecteur bien-pensant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C’est pourtant un &lt;strong&gt;Gavin Friday&lt;/strong&gt; très présentable qui apparaît sur &lt;a href="http://www.gutsofdarkness.com/god/objet.php?objet=7446"&gt;la pochette de &lt;em&gt;Each Man Kills The Things He Loves&lt;/em&gt;&lt;/a&gt; : enchemisé et encravaté, il pose entre un piano et un juke-box dans ce qui semble être une salle de bal désaffectée. Sur la gauche de la photo, un couple nu est enlancé : cette photo, signée Anton Corbijn, est dans la droite lignée de &lt;a href="http://www.toile-gothique.com/topic4634-anton-corbijn.html"&gt;celles qu‘il réalise pour Depeche Mode à la même époque&lt;/a&gt;. L’avant-garde new-yorkaise a été convoquée (Marc Ribot, Bill Frisell, Hal Willner) et le registre rappelle plus les opéras de Kurt Weill que les messes noires. C’est une réussite : la moitié des chansons de &lt;em&gt;Each Man Kills The Things We Love&lt;/em&gt; ne déparerait pas le prochain album d’Antony &amp; The Johnsons.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Malheureusement, ce recentrage intello n’a pas suffit à lancer sa carrière solo. Ni ses albums suivants, qui peinent à renouveler la formule du premier. Pourtant, le garçon ne manque pas de cordes à son arc : en 2005, il donne la réplique à Cilian Murphy dans l’excellent &lt;a href="http://www.youtube.com/watch?v=nBkZ_ufZoLI"&gt;&lt;em&gt;Breakfast on Pluto&lt;/em&gt; de Neil Jordan&lt;/a&gt; où il incarne un rocker décadent. Le rôle lui sied à merveille. Il n’a pas pour autant délaissé la musique au profit du cinéma puisqu’il vient de publier un nouvel album, &lt;em&gt;Catholic&lt;/em&gt;, &lt;a href="http://gavinfriday.com/catholic/"&gt;sur la pochette duquel il repose tel un gisant&lt;/a&gt;, enveloppé dans le drapeau irlandais, un crucifix sur le poitrine. Une image qui, pour le coup, ne plairait pas du tout aux lecteurs du &lt;em&gt;Figaro&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;</description><link>http://cdps.tumblr.com/post/9130876567</link><guid>http://cdps.tumblr.com/post/9130876567</guid><pubDate>Fri, 19 Aug 2011 20:55:00 +0200</pubDate></item><item><title>La plupart des cassettes audio que j’ai conservées sont des...</title><description>&lt;iframe class="tumblr_audio_player tumblr_audio_player_8835524475" src="http://cdps.tumblr.com/post/8835524475/audio_player_iframe/cdps/tumblr_lpu2tgOs9g1qiuvd9?audio_file=http%3A%2F%2Fwww.tumblr.com%2Faudio_file%2Fcdps%2F8835524475%2Ftumblr_lpu2tgOs9g1qiuvd9" frameborder="0" allowtransparency="true" scrolling="no" width="500" height="169"&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;La plupart des cassettes audio que j’ai conservées sont des enregistrements de &lt;em&gt;Black Sessions&lt;/em&gt;&lt;span&gt; : &lt;/span&gt;Gumball, Mazzy Star, Dr Phibes &amp; The House of Wax Equations, The Posies, Inspiral Carpets, Dominique A…&lt;span&gt;  &lt;/span&gt;Je   ne dis pas que je les écoute très souvent, mais à l’époque où je les  ai  enregistrées, les &lt;em&gt;Black Sessions&lt;/em&gt; étaient souvent l’étape  préliminaire à  l’achat d’un album. Est-ce que le groupe tient la route  au-delà d’un  single ? Certains s’y  sont cassé  les dents. Et d’autres ont brillé à un tel point que la  version studio  semblait ensuite un peu pâlotte comparé à l’urgence du live.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class="MsoNormal"&gt;De notre petite bande de Lenoirophiles avertis,   j’étais celui qui habitait le plus près de la maison de la Radio. Aussi   étais-je souvent désigné pour aller faire la queue dans le couloir du 116 avenue du président Kennedy en vue de retirer une invitation. Carton que nous   allions ensuite photocopier en autant d’exemplaires qu’il y avait de   convives, choisissant la même couleur de papier pour que le simulacre   soit parfait. Nous n’étions pas les seuls à avoir trouvé ce subterfuge,   aussi la radio avait trouvé une parade en revêtant chaque invitation   d’un coup de tampon au dos. Mais il suffisait de photocopier également   le recto de l’invitation, en sélectionnant la même couleur d’impression   que celle du tampon, pour continuer à bénéficier du privilège d’inviter   ses amis.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class="MsoNormal"&gt;Depuis que j’ai arrêté d’enregistrer les &lt;em&gt;Black   Sessions&lt;/em&gt;, les moyens d’écouter l’intégralité d’un album avant de prendre   la décision de l’acheter se sont multipliés. Les occasions de  découvrir  sur scène un artiste également. Et aujourd’hui, sans qu’il y  ait un  rapport de cause à effet, il est question que &lt;a href="http://www.telerama.fr/radio/les-black-sessions-de-bernard-lenoir-vont-elles-disparaitre,71875.php"&gt;les &lt;em&gt;Black Sessions&lt;/em&gt; s’arrêtent&lt;/a&gt;. Je  profite de  l’occasion pour publier cet enregistrement d’une &lt;em&gt;White  Session&lt;/em&gt; de &lt;strong&gt;Paul  Weller&lt;/strong&gt; qui avait fait l’objet d’un tirage en édition  limitée offert aux  lecteurs du magazine &lt;em&gt;Magic!&lt;/em&gt; en 2002. Curieusement, je  n’ai pas conservé &lt;a href="http://open.spotify.com/album/16RbYsL8rkGIn02qZx6t2o"&gt;l’album que Paul Weller avait publié auparavant&lt;/a&gt;. Curieusement ?&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;</description><link>http://cdps.tumblr.com/post/8835524475</link><guid>http://cdps.tumblr.com/post/8835524475</guid><pubDate>Fri, 12 Aug 2011 23:10:00 +0200</pubDate></item><item><title>Je l’ai déjà écrit, mais j’ai souvent souffert de la maladie qui...</title><description>&lt;iframe class="tumblr_audio_player tumblr_audio_player_8557023631" src="http://cdps.tumblr.com/post/8557023631/audio_player_iframe/cdps/tumblr_lpifcydsVk1qiuvd9?audio_file=http%3A%2F%2Fwww.tumblr.com%2Faudio_file%2Fcdps%2F8557023631%2Ftumblr_lpifcydsVk1qiuvd9" frameborder="0" allowtransparency="true" scrolling="no" width="500" height="169"&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;p&gt;Je l’ai déjà écrit, mais j’ai souvent souffert de la maladie qui consiste à aller vérifier si la somme des efforts répartis sur les albums solo est bien égale à la somme des efforts effectués une fois regroupés, tout ça pour conclure à l’arrivée qu’il n’y a absolument aucune règle en la matière si ce n’est qu’il vaut mieux vérifier par soi-même plutôt que d’écouter les a priori des autres.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si aucun album solo de &lt;strong&gt;Tom Verlaine&lt;/strong&gt; n’a jamais été célébré à la hauteur d’un &lt;em&gt;Paris 1919&lt;/em&gt; ou d’un &lt;em&gt;Transformer&lt;/em&gt;, ils s’écoutent tous sans honte. Certes, l’étincelle du génie y est rarement présente, mais reste un savoir-faire inimitable. La sélection présente sur la compilation &lt;em&gt;The Miller’s Tale&lt;/em&gt; serait même suffisante si &lt;em&gt;The Wonder&lt;/em&gt; ne justifiait pas à lui seul son achat : mais à ce jour il n’a jamais été réédité et n’est même pas disponible en digital.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Et d’abord pourquoi &lt;em&gt;The Wonder&lt;/em&gt; ? Parce que c’est peut-être l’album sur lequel &lt;strong&gt;Tom Verlaine&lt;/strong&gt; s’éloigne le plus de Television et qu’il ressemble, avec ses sons synthétiques et ses boites à rythmes, à du The The (Et que The The, dans la bouche de Philippe Dumez, c’est pas la moitié d’un compliment). Aussi parce qu’il comporte des ballades parmi les plus belles que Tom Verlaine ait jamais composé. Et enfin parce que c’est marqué dessus : &lt;em&gt;&lt;a href="http://www.mediadico.com/dictionnaire/anglais-francais/wonder/1"&gt;The Wonder&lt;/a&gt;.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;br/&gt;Paradoxalement, c’est aussi l’album le plus décrié parmi sa discographie solo. David Cleary, &lt;a href="http://www.allmusic.com/album/the-wonder-r215784"&gt;dans le compte-rendu qu’il a réalisé pour Allmusic&lt;/a&gt;, ne mâche pas ses mots : &lt;em&gt;This release is a real disappointment and I unfortunately cannot recommend it&lt;/em&gt;. A vrai dire, je ne connais personne qui partage ma passion pour ce disque. Pourtant, l’interêt que je lui porte n’a jamais décliné. Et je suis toujours persuadé que “Five Hours From Calais” est un tube impérissable. Alors j’attends patiemment l’heure de sa réhabilitation. Et ce jour-là, je ne me priverais pas de vous rappeler que je vous l’avais bien dit.&lt;/p&gt;</description><link>http://cdps.tumblr.com/post/8557023631</link><guid>http://cdps.tumblr.com/post/8557023631</guid><pubDate>Sat, 06 Aug 2011 16:10:00 +0200</pubDate></item><item><title>Après “If You’re Feeling Sinister”, tout ce qui touchait à Belle...</title><description>&lt;iframe class="tumblr_audio_player tumblr_audio_player_8229445721" src="http://cdps.tumblr.com/post/8229445721/audio_player_iframe/cdps/tumblr_lp46c5X5ou1qiuvd9?audio_file=http%3A%2F%2Fwww.tumblr.com%2Faudio_file%2Fcdps%2F8229445721%2Ftumblr_lp46c5X5ou1qiuvd9" frameborder="0" allowtransparency="true" scrolling="no" width="500" height="169"&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;p&gt;Après “If You’re Feeling Sinister”, tout ce qui touchait à Belle &amp; Sebastian valait de l’or. La sortie du moindre maxi provoquait des secousses telluriques (il faut aussi dire qu‘à l‘époque, le groupe balançait du lourd : “Lazy-Line Painter Jane“, “Dog On Wheels“, “This Is Just A Modern Love Song“…). Certains l’ont entendu comme un appel du pied et en ont profité pour faire l’école buissonnière. Je ne me souviens plus, entre Isobel Campell et Stuart David, qui a pris le premier la clé des champs. The Gentle Waves pour la première, &lt;strong&gt;Looper &lt;/strong&gt;pour le second. Sans pour autant claquer la porte : les deux restaient hébergés chez Jeepster Recordings, la maison mère.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Je ne crois pas qu’aucun des albums de &lt;strong&gt;Looper &lt;/strong&gt;soit inoubliable. Je ne suis pas à même de pouvoir mesurer l’apport créatif de Stuart David quand il était bassiste au sein de Belle &amp; Sebastian, mais son recyclage en bidouilleur électro, à mi-chemin entre Brighton et Bristol, n’a pas été forcément été une réussite. A une exception près : une pleurnicherie à la Sarah Records, “These Things”, qu’on trouve sur son deuxième album et qui a longtemps été l’unique raison pour laquelle je l’ai conservé. Jusqu’au jour où je me suis décidé à compiler sur un seul et même CD-R toutes ces chansons qui ne servaient que de prétexte à grossir les rangs d’une discothèque déjà bien remplie.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Sans me vanter, ce CD-R est vraiment super. Non seulement parce qu’il m’a fait gagner de la place, mais aussi parce qu’il représente un instantané de que j’écoutais au moment où je l’ai réalisé : Gumball, DQE, Steve Westfield, Echoboy, Garlic, Dump… Le plus drôle est certainement que “These Things” est une énumération de micro-évenements qui ont marqué le chanteur : &lt;br/&gt;&lt;em&gt;Seinfeld and IQU&lt;/em&gt;&lt;br/&gt;&lt;em&gt;New York and Beck too &lt;/em&gt;&lt;br/&gt;&lt;em&gt;South Park and space men&lt;/em&gt;&lt;br/&gt;&lt;em&gt; And this girl who’s my friend.&lt;/em&gt;&lt;br/&gt; Rétrospectivement, je crois même que cette chanson n’aurait pas pu trouver meilleur place. &lt;/p&gt;</description><link>http://cdps.tumblr.com/post/8229445721</link><guid>http://cdps.tumblr.com/post/8229445721</guid><pubDate>Fri, 29 Jul 2011 23:28:00 +0200</pubDate></item><item><title>En 1988,  les labels indépendants américains n’avaient pas...</title><description>&lt;iframe class="tumblr_audio_player tumblr_audio_player_7623380722" src="http://cdps.tumblr.com/post/7623380722/audio_player_iframe/cdps/tumblr_loc95gSZyH1qiuvd9?audio_file=http%3A%2F%2Fwww.tumblr.com%2Faudio_file%2Fcdps%2F7623380722%2Ftumblr_loc95gSZyH1qiuvd9" frameborder="0" allowtransparency="true" scrolling="no" width="500" height="169"&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;p&gt;En 1988,  les labels indépendants américains n’avaient pas encore explosé. SST, Homestead Records, Shimmy Disc, Dischord, Touch &amp; Go avaient découvert la crème des années à venir : Black Flag, Hüsker Dü, Dinosaur Jr,  Sonic Youth, Daniel Johnston, Bongwater, Butthole Surfers… Sub Pop venait d’être fondé. Et &lt;a href="http://en.wikipedia.org/wiki/I.R.S._Records"&gt;IRS Records&lt;/a&gt;, crée en 1979 par le frère de Steward Copeland, faisait déjà figure d’ancêtre. Le bilan de ses 11 ans d’activité était plutôt glorieux : Wall of Voodoo, REM, Oingo Bongo, The Cramps, Camper Van Beethoven… et &lt;strong&gt;Timbuk 3&lt;/strong&gt;. &lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Bien avant Yo La Tengo,&lt;strong&gt; Timbuk 3&lt;/strong&gt; est certainement le premier couple auquel je me sois intéressé. Peut-être parce qu’ils ne ressemblaient strictement à rien (grunge avant l’heure ?). Peut-être aussi parce que, faute de batteur, ils s’accompagnaient d’une boite à rythmes, sonorité à laquelle mes années new-wave m’avaient rendu sensible. Si leur humour m’échappait certainement, la vivacité de leurs chansons, construites autour de sonorités acoustiques, beaucoup moins. Et puis ils avaient cet art de la concision qui les rendait immédiatement attachants : “Too Much Sex, Not Enough Affection”, “Little People Make Big Mistake”, “Tarzan Was A Bluesman”… &lt;br/&gt;&lt;br/&gt;C’est sur &lt;em&gt;Eden Alley&lt;/em&gt;, leur second album, qu’on trouve “Dance Fever” : un &lt;em&gt;road movie&lt;/em&gt; de moins de trois minutes sur un couple dont la voiture prend feu au sortir de Reno. Les voix de Pat et Barbara se complètent à merveille. Il y a même un tout petit solo de guitare avant le dénouement. Est-ce leur histoire qu’ils ont mis en scène ? Se sont-ils connus chez Tootsies ? A t-il mis sa montre en or et sa bague au clou  ? &lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Après la sortie de &lt;em&gt;Eden Alley&lt;/em&gt;, le duo est devenu un trio. Et puis même un quatuor à la parution de &lt;em&gt;Big Shot In The Dark&lt;/em&gt;. Mais quand le couple se sépare, le groupe est dissous. Leur seul témoignage live est &lt;a href="http://www.timbuk3music.net/Music.htm"&gt;un album enregistré à… l’espace Ornano&lt;/a&gt;, porte de Clignancourt, en 1991. Ils y interprètent notamment “A Sinful Life”, leur profession de foi : “&lt;br/&gt;&lt;em&gt;A sinful life &lt;/em&gt;&lt;br/&gt;&lt;em&gt;A sinful life with you &lt;/em&gt;&lt;br/&gt;&lt;em&gt;No promises of paradise &lt;/em&gt;&lt;br/&gt;&lt;em&gt;Just a sinful life with you&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;</description><link>http://cdps.tumblr.com/post/7623380722</link><guid>http://cdps.tumblr.com/post/7623380722</guid><pubDate>Thu, 14 Jul 2011 21:36:00 +0200</pubDate></item></channel></rss>
